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19:49:26
Octobre
08 2008

CONFÉ°RENCE INTERNATIONALE DE L’OCDE

« LA COMPÉ°TITIVITÉ° DES VILLES ET LE CHANGEMENT CLIMATIQUE »- 
2E RÉ°UNION ANNUELLE DE LA TABLE RONDE DE l’OCDE SUR LA STRATÉ°GIE EN MATIÈRE DE DÉ°VELOPPEMENT URBAIN- 
9-10 octobre 2008, Milan, Italie

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Milano: ISPI - Istituto per gli Studi di Politica Internazionale Via Clerici, 5 20121 Milan

Introduction
La conférence internationale de l’OCDE intitulée « La compétitivité des villes et le changement climatique » est la cinquième d'un cycle de conférences organisées par l’Organisation dans le but d'étudier les défis que doivent relever les grandes villes qui souhaitent concilier l’amélioration de leur compétitivité économique et l’instauration des conditions sociales et environnementales nécessaires pour attirer et retenir les capitaux et l’emploi qualifié. Dans un contexte de mondialisation, les conférences précédentes ont abordé la question de la compétitivité des villes sous les angles suivants : l’environnement des entreprises, la cohésion sociale, l’attractivité, et le rôle des administrations centrales. La conférence de Milan a trait pour sa part à la dimension environnementale de la compétitivité des villes, et plus particulièrement aux liens entre l’urbanisation et le changement climatique, et aux répercussions de ce dernier sur l’élaboration des politiques urbaines. Comme l’a souligné le Secrétaire général de l’OCDE, Monsieur Angel Gurría, lors de la conférence organisée à Madrid en mars 2007 : « Dans nos villes, les citoyens, les industries et les institutions sont confrontés aux défis de l’évolution technologique et de la mondialisation. Dans nos villes, comme ailleurs, nous devons faire face aux répercussions de cette évolution sur nos sociétés (...). Les zones urbaines pourraient (par ailleurs) jouer un rôle pivot dans la prise en charge des grands enjeux environnementaux mondiaux (...). Les villes produisent près de 70 % de la totalité des émissions de gaz. Il apparaît évident que les améliorations de l’aménagement des villes, du parc immobilier, de la circulation routière et de l’accessibilité, de la prévention des catastrophes naturelles et de la gestion des déchets doivent faire partie intégrante de toute stratégie destinée à lutter contre le réchauffement climatique. l’incapacité des villes à faire face aux enjeux environnementaux mettrait notre planète en péril ».
La conférence est organisée en coopération avec la ville de Milan et la province de Milan, avec la collaboration du Club de Madrid et le concours de la Fondazione Eni Enrico Mattei. à l’instar des conférences précédentes, elle encouragera le dialogue d'action entre les maires et les représentants des gouvernements nationaux, afin de dégager un programme d'action commun pour les villes. Elle rassemblera des ministres, des maires et des responsables régionaux, ainsi que des personnalités éminentes du Club de Madrid (anciens chefs d'état et de gouvernement), des représentants à haut niveau d'organisations internationales, des réseaux importants d'administrations locales et des experts de renom. La conférence de Milan accueillera la 2e réunion annuelle de la Table ronde de l’OCDE sur la stratégie en matière de développement urbain, créée lors de la conférence de Madrid les 29 et 30 mars 2007, sur l’initiative du maire de Madrid, Monsieur Alberto Ruiz-Gallardón. La compétitivité des villes et le changement climatique : historique et principes de base Au cours du siècle dernier, la population mondiale vivant en milieu urbain a été multipliée par dix. D'ici dix ans, la terre devrait compter près de 500 villes de plus d'un million d'habitants, dont plusieurs « villes géantes » peuplées de plus de 20 millions d'individus. Les villes ont en outre renforcé leur rôle en tant que moteurs de l’innovation et de l’entreprenariat, et leur activité représente une proportion disproportionnée du PIB national par habitant. Un cycle de conférences de l’OCDE a récemment mis en lumière les défis auxquels les villes font face en matière d'évolution technologique et de mondialisation. l’une de ces conférences, intitulée « La compétitivité des villes » (Santa Cruz de Tenerife, Espagne, 2005), a donné lieu à un examen des politiques mises en oeuvre par les villes et les régions dans le but de stimuler leur compétitivité sur la scène internationale, de promouvoir l’innovation à l’échelon régional et d'encourager le développement de réseaux et de partenariats avec le secteur privé et les universités. La conférence de l’OCDE intitulée « Améliorer l’attractivité des villes pour l’avenir» (Nagoya, Japon, 2005) a démontré qu'un environnement attractif et une infrastructure solide étaient des conditions essentielles à la croissance économique des villes. Une autre conférence, intitulée « Conférence internationale sur les villes durables : lier la compétitivité à la cohésion sociale » (Montréal, Canada, 2005), s'est attachée à décrire le « paradoxe urbain » qui qualifie de nombreuses villes, c'est-à-dire la coexistence, même dans les régions métropolitaines les plus dynamiques, d'une concentration élevée de richesses et d'emploi, et d'inégalités socio-économiques frappantes, de quartiers en difficulté et d'une forte criminalité. La Conférence de Milan fait fond sur les débats menés au cours des conférences précédentes, afin d'examiner les liens entre le changement climatique et le développement économique urbain. Les villes sont majoritairement responsables du changement climatique à l’échelle internationale, et représentent environ 70 % des émissions mondiales de gaz à effets de serre. Ce sont elles qui ressentent souvent le plus durement les effets de ce changement (l’élévation des températures y est exacerbée par la pollution atmosphérique et les effets d'îlot thermique, et les densités élevées de population facilitent la transmission des maladies infectieuses). Dans le monde entier, les maires et les responsables régionaux hésitent de moins à moins à prendre les rênes d'actions innovantes et variées destinées à réduire l’empreinte carbone des villes et à renforcer les capacités de ces dernières de faire face aux répercussions attendues du changement climatique. On peut toutefois se demander si ces actions vont à l’encontre ou au contraire en complément d'autres objectifs, notamment de compétitivité. Même si l’on part du principe que les politiques destinées à faire face au changement climatique peuvent tout à fait renforcer de nombreuses autres composantes du bien-être des villes, leur intégration aux objectifs de croissance économique et de développement social pose problème aux responsables de l’élaboration des politiques urbaines. Ces derniers doivent notamment s'interroger sur la manière de concilier les politiques de croissance économique et de lutte contre le changement climatique à l’organisation d'événements de grand retentissement comme les Jeux Olympiques, les Expositions universelles, les Coupes du monde, les foires commerciales, les festivals culturels et les sommets mondiaux.
à l’échelon local, une action efficace face au changement climatique nécessite une collaboration interadministrations. Au cours de la conférence organisée par l’OCDE sur le thème « Quelles politiques face à la mondialisation des villes ? Pour un nouveau programme urbain » (Madrid, 2007), il a été convenu que des politiques urbaines fortes et efficaces, qui permettent aux villes de tirer profit de la mondialisation des processus, exigent des cadres flexibles et à plusieurs niveaux d'action conjointe entre les administrations. La nécessité de mettre en place un cadre de gouvernance à plusieurs niveaux pour les politiques de développement urbain est particulièrement impérieuse lorsqu'il s'agit de faire face au changement climatique. Les responsables municipaux et régionaux sont généralement les mieux placés pour concevoir leurs propres stratégies locales de lutte contre les risques liés au changement climatique, même si tous ne se montrent pas désireux d'entreprendre de telles actions. Les administrations centrales peuvent leur apporter leur concours en aidant les villes à mieux faire face au changement climatique et en fournissant les données scientifiques qui viendront étayer leurs interventions. De même, les administrations locales doivent agir comme partenaires dans la mise en oeuvre des stratégies nationales de lutte contre le changement climatique, tout en concevant leurs propres stratégies, adaptées à leur contexte local.
La Table ronde de l’OCDE sur la Stratégie en matière de développement urbain
La Table ronde de l’OCDE des maires et des ministres sur la stratégie en matière de développement urbain est une enceinte internationale unique en son genre, dans laquelle les problématiques urbaines sont examinées par des administrations nationales et locales. En plus des délégations nationales (constituées de représentants officiels de haut niveau des 30 pays membres), l’OCDE associe directement des responsables municipaux et régionaux, ainsi que des associations internationales d'administrations locales. En mars 2007, ce processus a été officialisé par la création de la Table ronde de l’OCDE des maires et des ministres sur la stratégie en matière de développement urbain, dont l’objectif est de promouvoir un dialogue permanent entre les responsables locaux et nationaux de l’élaboration des politiques urbaines. La Table ronde sur la stratégie en matière de développement urbain représente également un espace de dialogue utile pour aborder les questions liées au changement climatique. La Direction de la gouvernance publique et du développement territorial de l’OCDE inclut depuis plusieurs décennies les questions d'ordre environnemental à ses programmes de recherche sur les régions urbaines, et a mis en oeuvre plusieurs projets et activités, dans lesquels la problématique du changement climatique est envisagée sous l’angle de la politique urbaine. Elle a notamment organisé un débat sous forme de table ronde, sur le thème des « villes et du changement climatique » dans le cadre des activités du Groupe de travail sur les politiques territoriales dans les zones urbaines (Rome, juin 2007), une session spéciale sur le changement climatique et les villes, lors de la conférence de l’OCDE intitulée « Quelles politiques face à la mondialisation des villes ?» (Madrid, mars 2007) et un atelier sur la compétitivité des villes et le changement climatique, sous l’égide du Groupe de travail sur les politiques territoriales dans les zones urbaines (Paris, décembre 2007). La Direction a également participé à la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres de 2008, qui était organisée sur le thème « Ouverture, réforme et économie du changement climatique ».
La Table ronde des maires et des ministres sur la stratégie en matière de développement urbain peut tirer profit de la vaste expérience de l’OCDE dans le domaine de l’aide à l’élaboration de politiques qui visent à la fois l’efficience économique et la réalisation d'objectifs environnementaux. Ces dernières années, l’Organisation a offert aux pays un espace de dialogue au sein duquel s'entretenir sur de nombreux aspects clés des négociations internationales sur le changement climatique (portant notamment sur les systèmes d'échanges de droits d'émissions atmosphériques, les dispositifs de flexibilité, les incitations à la déforestation, ou la diffusion de la technologie), et des initiatives très diverses liées à cette problématique ont été mises en oeuvre. Depuis 1994, l’Agence internationale de l’énergie et l’OCDE hébergent conjointement le secrétariat du Groupe d'experts de l’Annexe 1 sur la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC). Dans d'autres de ses travaux, l’OCDE examine les retombées positives sur le plan économique des politiques climatiques mises en oeuvre dans différents secteurs et à différentes échelles de gouvernance ; les perspectives de diffusion des nouvelles technologies visant à limiter les émissions des gaz à effets de serre et à piéger le dioxyde de carbone dans le secteur agricole, ainsi que les obstacles à cette diffusion ; et les nombreux aspects de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ce dernier dans les domaines de l’énergie et des transports.
Objectif de la conférence

  • l’objectif de la conférence de Milan est d'inciter une large palette d'acteurs, dont des représentants des autorités municipales, régionales et centrales, à envisager la mise en place d'une stratégie de développement urbain plus globale et holistique en matière de changement climatique. Ce thème sera abordé au cours des sessions de la conférence selon les modalités suivantes :
  • Examen de l’influence des mesures prises par les villes pour s'adapter au changement climatique et en limiter les effets sur les initiatives qu'elles mettent en oeuvre pour rester compétitives dans l’économie mondiale. En particulier, existe-t-il des domaines d'incompatibilité ou de synergie entre la réalisation des objectifs de protection du climat et la multitude d'autres objectifs qui sont au coeur du développement des villes (développement économique, emploi, bien-être social, etc.) ?
  • Recensement des obstacles à une mise en oeuvre efficace des politiques climatiques à l’échelon municipal/régional, et des dispositifs de gouvernance urbaine en vigueur qui facilitent l’application de stratégies exhaustives de développement urbain ;
  • évaluation des principaux défis institutionnels de la gouvernance à plusieurs niveaux en matière de changement climatique, et de la façon dont les administrations locales et nationales, ainsi que d'autres acteurs, pourraient collaborer le plus efficacement pour mettre en oeuvre des mesures de lutte contre le changement climatique à l’échelle municipale ;
  • Mise à la disposition des maires, des responsables régionaux et des représentants à haut niveau des administrations nationales, d'un forum unique leur permettant d'exprimer leurs points de vue relatifs aux questions mentionnées ci-dessus et de définir un programme d'action commun.

En plus des maires, des ministres et des responsables régionaux, la conférence de l’OCDE ciblera des acteurs clés de la scène internationale comme les associations d'administrations locales (C40/Large Cities Climate Leadership Group ; Clinton Climate Initiative ; Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) ; la campagne 'Cities for Climate Protection' de l’International Council for Local Environmental Initiatives (ICLEI)). Le Club de Madrid, qui est composé d'anciens chefs d'état et de gouvernement, est l’un des principaux partenaires de cette manifestation. Il mène ses activités liées au changement climatique à l’échelon mondial par l’intermédiaire de la Global Leadership for Climate Action (GLCA), un groupe de réflexion constitué conjointement avec la Fondation des Nations Unies, qui regroupe d'anciens chefs d'état et de gouvernement, des chefs d'entreprise, ainsi que des représentants des gouvernements et de la société civile de plus de 20 pays. La Fondazione Eni Enrico Mattei (FEEM), une institution indépendante à but non lucratif créée pour mener des recherches dans le domaine du développement durable, prête elle aussi son concours à la conférence. l’un de ses principaux objectifs est de promouvoir les interactions entre les sphères universitaire, institutionnelle, industrielle et de la politique publique, afin d'apporter une réponse globale aux enjeux du développement économique et de la dégradation de l’environnement. La FEEM a une expérience de longue date de l’analyse économique du changement climatique, et sa contribution au Prix Nobel a été officiellement reconnue par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). 5
La conférence se tiendra au Clerici Palace dans les locaux de l’Istituto per gli Studi di Politica Internazionale (ISPI), www.ispionline.it/it/palazzo_visita_virtuale.htm.
Personnes à contacter
Erin Byrne, OCDE - Erin.Byrne@oecd.org
Shivani Ratra, OCDE - Shivani.Ratra@oecd.org
Sites internet
www.oecd.org/gov/urbandevelopment/milanconference
www.comune.milano.it/urbanforum2008
ORDRE DU JOUR (PARTICIPANTS)
Jeudi 9 octobre 2008 8h30- 9h00 Accueil des participants 9h00 -10h00 Cérémonie d'ouverture
· Letizia Moratti, maire de Milan, Italie
· Filippo Penati, président de la Province de Milan, Italy
· Odile Sallard, directrice de la Direction de la gouvernance publique et du développement territorial, OCDE
· Fernando Perpina, secrétaire général du Club de Madrid
· Bernardo Bortolotti, Fondazione Eni Enrico Mattei (FEEM), Directeur exécutif, Italie

Source by Conferenza_Ocse_su_cambiamenti_climatici_e_città_


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